Extraits de la conférence de presse tenue par Sandrine Bélier sur le projet de Center Park : il ne se fera pas , même si le Conseil Général de Saône-et-Loire l’annonce acquis avec force publicité dans tous ses documents.
Car l’Agence de l’Eau est particulièrement réticente au projet de Center Parcs. Les 3 préfets concernés étaient en réunion le 17 avril à Lyon, des documents seront fournis aux associations. Le 4 juillet, cette question sera abordée en comité de bassin.
Le coût environnemental : quand l’infrastructure routière est modifiée, on s’attaque à la terre nourricière, 315 ha de forêts dont 127 arasés. Il faut noter que les travaux routiers ne sont pas pris en compte dans le budget de l’opération, on compte sur les collectivités pour les financer.
Le coût économique : le coût pour les collectivités d’abord, qui sont sollicitées pour les routes, les parkings, la gestion de l’eau et l’assainissement, mais aussi sur les structures collectives du Center Parcs par le biais d’une SEM, société d’économie mixte. Comment imaginer qu’il est responsable pour une collectivité de financer une cloche géante, chauffée à 29° toute l’année, pour que le public vaque de la piscine au restaurant en passant par les boutiques en s’imaginant sous les tropiques ? Que ferons-nous de cette cloche lorsque Center Parc décidera de s’installer ailleurs ou se recentrera sur d’autres activités ? C’est une caricature d’aménagement rural.
Le coût pour les recettes fiscales : les centaines de cottages prévus seraient financés par de petits investisseurs profitant d’une niche fiscale indue qui leur remboursera la TVA.
Le coût social : des emplois existants seraient détruits dans le tourisme local, par exemple les gîtes ruraux, tandis que des emplois précaires et à temps partiel seraient créés par Center Park. C’est une caricature de développement rural.
Pour qu’un projet de développement soit durable, sur les 3 plans environnemental, économique et social, il doit y avoir une conciliation nécessaire entre la nature et les activités humaines.

Projet Center Parcs : point de vue de  Sandrine Bélier
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